Geert Le Rude

Capitaine du Zak (Senault armé en course)

Associate de la confrérie B & R Associates

Navigateur, issu de la populace, actuellement pirate

Expérience globale : Expert

Diplomatie
-768 190
-1013 175
206

Renommée Honneur Piété
18 -17 -67

Trésor
Nanti

Domaines métropolitains
0 acres 0 acres
0 acres 0 acres

Son histoire :
A compter du 22 janvier de 1717,
Hollande Geert Rohuud Hollande
se fit connaître sous le sobriquet de
Pirate Geert le Rude Pirate,
Lorsqu'il hissa ce pavillon au grand mât du Negenstaart,
Corvette de Six armée à Nassau
...





Aux derniers jours de juin 1717 le Negenstaart avait fait choux maigres de:


France1490 tonneaux de navires françois France
Espagne1760 tonneaux de navires espingouinsEspagne


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Aux premiers jours d'août de la même année Geert transfère son pavillon sur le Negenstaart Twee, Grand Chébec armé à Mona.





A la mi novembre, après avoir étanché sa soif
et fait valoir sa virilité dans les établissements de Mona plus de trois mois durant,Geert,
tant épuisé qu'encombré par un foi bon à remplir
trois tonnelets de perroquets frits,
reprends la mer pour jetter le Negenstaart Twee
sur un groupe de cinq chébecs plus où moins grands
des mignons du roy Louis.


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Encore tout chancelant et toujours point dégrisé,
Geert arme un nouveau navire: le Zak, senaut armé soit-disant en course,
qu'il peuple à la hâte d'ivrognes raclés dans les bas-fonds.




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Geert Rohuud?...




On l’entend rarement. Et c’est le vieux Raimund autrefois connu sous le sobriquet de "P'taine Ray" qui en causait le mieux, comme en ce jour de février 1714, dans une taverne de Bonaire :

« Geert ?..pas plus mon cousin qu’mon mioche !... ni plus d’hollande que d’qué’qu’trou de Flandres. C’te juste que sa mère l’officiait dans l’bas fond d’un bas port de pêche-misère! Si bien qu’le baigneur qu’elle a porté dans son ventre, l’était trop lourd de peine pour l’porter dans ses bras, et qu’ l’a laissé bien bas dans un panier de moule du vieux Rohuud. Sauf qu’à dire que l’bon dieu y fait remonter les mioches de la basse marée, pour sûr l’a rien d’divin le Geert!

M’enfin toujours qu’à trois pommes de haut, l’grand Geert avait plus ed’toile dans les mains et d’filet sous les pieds que d’instruction des manières. Pis le vieux Rohuud a crevé un jour de pas d’veine avec pour seule toile à bon vent pour Geert, qu’une bouille de mousse et l’avarice du destin. L’a traîné d’puis de barcasse en barcasse virant du ramasse-poiscaille au trafique-petit jusqu’à une mauvaise houle de gabelous qui l’aura déposé dans ma geôle…

Là les histoires du vieux Raimund ont du faire leur chemin. Dans l’obscurité de la pénitence ses yeux d’brume brillaient presque quand j’lui causais des boucans à l’île de la Vache, des sorties enflammées de la Flabante courant sus à l’espingouin, du Fumant voguant sous cuir, de Kuta mon frère indigène, des prouesses du fusil de quatre pied de canons…et de tout ce qui faisait le nouveau monde pour un boucanier fameux de l’ancien siècle. Faut dire qu’ma vie d’homme j’l’avais eu grandement dans la caraïbe, et qu’la sienne ici, l’avais pas vu commencer…

Mais d’la geôle Geert en fut sorti par quelqu’tour de malesprit de contrebande, et j’aurais pas misé ce qui restait du cuir de mon dernier cul de chapeau que je reverrais sa bobine enjoyée venir me tirer de la fosse à conchier les puissants, et encore moins que rien que la moitié d’un œuf de hareng que c’était avec les alizés pour revoir les rives qui m’ont grandi! …m’enfin depuis c’temps là, la caraïbe a bien changé… »


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7 FEVRIER 1714


A son arrivée dans les caraïbes, accompagné d’une poignée de Marins d’Ostende, Geert Rohuud s’en remettait au vieux Raimund pour l’accoutumance à la caraïbe, et à Corneliusz Tromp pour ce qui touche à la lettre et aux chiffres, soit de près ou de loin à ce qu’on entend des rudiments de l’instruction.



Une patente commerciale néerlandaise en main, et une barque longue sous les pieds, Geert commença d’assumer sa charge de capitaine de la Marchande aussi bien qu’un contrebandier de Zélande peut s’en acquitter.





Il commença par commercer à la côte du Venezuela sans grand succès avant de faire une reconnaissance des comptoirs à la côte des Guyanes où il dénicha quelques juteuses filières pour quiconque possède quantité de piastre suffisante à commettre le premier investissement d'un précieux chargement.

Pour ce faire il tira parti de la rapidité de la barque longue pour développer une activité combinant courrier et charge dans les petites Antilles, où les ports sont accessibles en assez grand nombre et assez proches pour ne pas s’exposer outre mesure à la funeste vénalité des corsaires catholiques et autre piratesque.

Aux premiers jours de mai 1714, le coffre du Het Roken Twee était assez lourd pour exploiter le filon des Guyanes, où trois mois durant les affaires firent florès.

Heureux d’avoir survécu à plusieurs passages du détroit de "Malenpis" entre Grenade et Trinidad, et à la maraude récurrente de corsaires françois devant le port de Paramaribo, le Capitaine Geert décida de faire relâche pour un temps aux petites Antilles, afin que chacun du bord profite un temps de joie et de prospérité.




Mais bien mal lui en valu! Le naturel de Raimund, jusque là si utile au destin du Capitaine, vint le prendre en malencontre. Les frasques du vieux boucanier non seulement l’envoyèrent dans les geôles de Paramaribo, mais contraignirent aussi le Capitaine Geert à faire le tour des paroisses de la caraïbes, depuis Saint Martin jusqu'à Paramaribo par la route du Ponant et du continent, flanqué d’un sacristain de Saint Eustache du nom de Boudewijn Hertogenbosch, pour le compte de la nouvellement instituée "Compagnie de Saint Martin des Pénitents".




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LE GRAND VOYAGE DE GEERT ROHUUD



Le 29 juillet 1714 De Boeteling quitte St.Martin, Geert Rohuud visite les églises de Saba et St.Eustache
Le 31 juillet 1714 Geert Rohuud visite l'église de Barbuda
Le 1er août 1714 Geert Rohuud visite l'église d'Antigua
Le 2 août 1714 Geert Rohuud visite les églises de Nevis et Montserrat
Le 5 août 1714 Geert Rohuud visite les églises de Bonaire et Curaçao
Le 6 août 1714 Geert Rohuud visite l'église d'Aruba
Le 10 août 1714 Geert Rohuud visite l'église de Kingston
Le 15 août 1714 Geert Rohuud visite l'église de Bélize
Le 23 août 1714 Geert Rohuud visite l'église de Nassau
Le 25 août 1714 Geert Rohuud visite l'église de Grand Bahama
Le 28 août 1714 Geert Rohuud visite le continent américain et la paroisse de Charlestown
Le 5 septembre 1714 Geert Rohuud visite l'église des Bermudes
Le 14 septembre 1714 Geert Rohuud visite l'église de Cockburn Town
Le 27 septembre 1714 Geert Rohuud visite l'église de La Barbade
Le 28 septembre 1714 Geert Rohuud visite l'église de Tobago
Le 30 septembre 1714 Geert Rohuud visite l'église de Goeorgestown
Le 03 octobre 1714 Geert Rohuud visite l'église de Paramaribo


Le capitaine Geert parvint à boucler son périple, Mais Corneliusz Tromp ne survécut pas à l’assaut mené sur la barque par le "Noche Caliente", navire d’un Breton vendu à l’espingouin, dans une crique perdue des Lucayes.



L’équipage de De Boeteling fut même une seconde fois décimé au large de Cockburn Town quand le capitaine Geert, ayant fait monter du canon aux Bermudes, s’attaqua en vain et à grands frais de la vie de ses recrues, à plusieurs navires de commerce espingouins envers laquelle nation il se sent désormais légitime en représailles.

Pire que cela et peut-être à cause de cela par le délais qui en découlait, arrivé à Paramaribo, le vieux Raimund venait de succomber à son engeôlement provisoire. Mais son esprit est toujours présent à bord autour du coup de Boudewijn Hertogenbosch, dorénavant second du Capitaine Geert qui a repris ses activités de commerce aux Antilles et aux Guyanes.



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L'AN 1714 DE GEERT ROHUUD


Geert Rohuud a commandé 3 navires: le «Het Roken» (Chaloupe canonnière revendue à Bonaire), le «Het Roken Twee» acheté à Bonaire et rebaptisé «De Boeteling» à Saint Martin (Barque longue perdue à l’espingouin) et le «De Boeteling Twee» ( Barque longue armée à Nassau).

Geert Rohuud a fréquenté les 22 ports anglois et hollandois de la Caraïbe ainsi que le port Espingouin de Coro, entre lesquels il a mené à bien 88 missions pour 511 000 piastres complaisamment tirées des bourses des gouverneurs. Il est bien heureux que ces messieurs se plaisent à communiquer entre eux par delà des eaux si dangereuses.

Geert Rohuud a fait négoce de 2870 tonnes de marchandises variées...

243 Satin des Indes Orientales, 238 Indigos, 175 Madère, 170 Taffetas des indes orientales, 145 Vêtement, 141 Fourrures précieuses, 138 Verroteries,136 Fourrures ordinaires, 129 Soie de Cathay,126 Bois précieux, 120 Cacao,120 Outils, 98 Thé, 91 Vanille, 83 Jade des Indes Orientales, 83 Ivoire Sculpté, 81 Armes à feu, 75 Argent en minerai, 70 Trésors indigènes, 70 Or en lingot, 50 Poudre à Canon, 50 Ivoire des Indes Orientales, 49 Porcelaine de Chine, 38 Pierres précieuses, 35 Café, 34 Rhum, 25 Parfum des Indes Orientales, 24 Velours des Indes Orientales, 21 Argent en lingot, 17 Epice, 10 Armes blanche, 4 Maïs, 2 Blé, 2 Battatas.

...pour un chiffre d’affaire de 7 182 181 piastres et un bénéfice de 314 641 piastres.

Geert Rohuud a commandé 214 hommes dont 88 furent perdus à l’espingouin et 86 à la mer.


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L'AN 1715 DE GEERT ROHUUD

Première partie: pour un demi million de plus



L’an 1715 commença pour Geert Rohuud le 21 décembre 1714, lorsqu’il appareilla de Cocagne Sound à bord de la grand flûte « De Grote Raimunda », armé d’une commission en représailles émise par la Compagnie de Saint Martin des Pénitents.



Il s’ensuivit 5 courses en « ferme commerce» totalisant 122 jours de mer jusqu’au 22 juin 1715 et qui virent De Grote Raimunda s’attribuer légalement la cargaison de 17 navires espingouins ( bien que deux d’entre aux aient tenté de se soustraire à l’arraisonnement sous couvert d’un pavillon françois) parmi lesquels furent comptés: 4 dogres, 1 corvette marchande, 2 senaults, 2 gabarres, 2 grands senaults, 1 grande gabarre, 1 frégate marchande, 1 pinque et 3 flûtes légères

La plus fameuse de ces courses fut la cinquième lorsqu’à son retour à Cocagne Sound De Grote Raimunda portait à flot la totalité de sa jauge de 900 tonneaux.

Furent saisis en ferme commerce lors de cette période:
340 Blé, 292 Sel Marin, 288 Battatas, 250 Fruit, 189 Maïs, 135 Eau de vie, 128 Porc, 95 Fer en minerai, 76 Poisson, 62 Canne à Sucre, 60 Mouton, 50 Mélasse, 46 Fer en lingot, 29 Fourrures ordinaires, 24 Suif, 21 Ecorce de Quinquina, 21 Goudron, 21 Poudre à Canon, 19 Indigo, 16 Cognac, 16 Pierre de taille, 13 Café, 10 Madère, 6 Argent en lingot, 6 Armes blanches, 6 Cacao, 6 Ivoire Sculpté, 6 Parfum des Indes Orientales, 5 Armes à feu, 5 Pierre précieuses, 4 Braie, 4 Ivoire des Indes Orientales,4 Satin des indes orientales, 1 Fourrures Précieuses, 1 Or en minerais, 1 Velours des indes orientales.

Soit 2256 tonnes de marchandises écoulées pour une valeur de 500 948 piastres auquel s’ajoutent 116 043 piastres perçues à titre de frais de saisie dans les coffres des navires espingouins

A bord de la Grosse Raymonde Geert Rohuud commanda 373 hommes, parmi lesquels 302 dont 5 officiers furent perdu à l’espingouin, et aucun à la mer.

Conformément aux statuts de la Compagnie de Saint Martin des Pénitents, les saisies en représailles, outre les frais de saisie dont nulle cote-part n’ést due à la compagnie du fait de l’entretien du navire et de l’équipage, auxquels s’ajoutent les indemnités dues aux estropiés, le Capitaine Geert Rohuud se vit donc redevable de la somme de 50 095 piastres aux autorités de Saint Martin.



Deuxième partie: enfin de la compagnie!


Courant juin 1715, La compagnie de Saint-Martin des Pénitents traita avec les Gueux de Mer, un ramassis de pirates repentis qui crurent opportun de racheter la dette de 50 000 piastres, leur donnant ainsi mandat à la récupérer de gré ou de force sur le trésor de Geert, par ailleurs devenu millionnaire en piastre peu auparavant.



Les palabres qui s'ensuivirent par delà une longue chasse en haute mer n'en furent pour autant pas frappés du fracas de la poudre et des lames. Bien au contraire elle vit le capitaine Geert reconnu Négociant Général de la nouvelle Compagnie de Saint Martin des Gueux officiellement instituée le 1er Juillet 1715.



Dès lors il arma le premier vaisseau marchand attaché aux Caraïbes qu'il baptisa «Raimund Huis»,toujours en l'honneur de son mentor.




Il s'ensuivit en cette année 1715 et au début de la suivante, trois expéditions au long-cours auxquelles le «Raimund Huis» participa totalisant 180 jours de mer, pour le plus grand bénéfice du pavillon batave aux Amériques, et celui de la Compagnie qui fit commerce de 8 231 tonneaux de marchandise pour un bénéfice de 1 126 635 piastres.

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L'AN 1716 DE GEERT ROHUUD


A la fin de mars, la Compagnie de Saint Marin des Gueux avait suffisamment porté haut le pavillon batave au point que plusieurs de ses capitaines soient officiellement commissionnés par l'amirauté pour armer à ses frais deux vaisseaux de guerre.

A ce titre, le 26 mars 1716, en l'île de Saint Martin, siège de la Compagnie de Saint Martin des Gueux, 2 années et 1 mois et 19 jours après sont arrivée dans les Caraïbes, Geert Rohuud étant alors le capitaine hollandais le plus expérimenté dans ces eaux, reçut le commandement du Raimund Trots, vaisseaux de 74 canons.



Parmi les hommes qui armèrent le vaisseau à St. Martin, deux étaient venus d'Ostende avec Geert Rohuud...

* Huub Huysman, promu à la charge de maître canonnier depuis septembre de 1714
* Daam Maes, promu à la charge de maître d''équipage depuis décembre de 1714


...Et deux autres avaient connu le pont du Het Roken Twee

* Sirsaille, promu à la charge de chirurgien depuis décembre de 1714
* Boudewijn Hertogenbosch, relégué à la charge de Cambusier depuis le 20 mars de 1715


Aux premiers jours de janvier 1717 le Raimund Trots avait capturé:

France2 290 tonneaux de navires françois France
Espagne5 900 tonneaux de navires espingouinsEspagne


Dont les 400 tonneaux de la frégate de douze Typhon du capitaine corsaire Zeddicus capturée au large de San Tomas le 10 juillet de 1716.

Et les 260 tonneaux du grand chébec Principe de Granada du capitaine corsaire Antonio Alcantara capturé au large de Paramaribo le 25 août de 1716.


Le 12 août 1716 toujours au large de San Tomas, précédé par l'Aliseo de Jean Bouin, le Raimund Trots tente d'ouvrir une brêche dans la ligne de bataille espagnole tenue par un vaisseaux de 74 canons, un grand chébec, le vaisseau de 116 canons du Vice Almirante et la Corvette de 6 de l'Almirante.
Après voir envoyé quatre bordées fort bien ajustées sur le vaisseau du vice Almirante, le Raimund Trots tint seul plusieurs heures au beau milieu de l'escadre espagnole qui contre toute attente préféra se disperser à la vue des pavillons anglois apparaissant sur l'horizon...


Le Raimund trots fut pris aux Lucayes le 17 janvier 1717, aux côté du Vurige Metgezel, de l'Aliseo et du Grolch, tous navires de la Compagnie de Saint-Martin des Gueux lors de l'embuscade de Petite Abaco tendue par 12 navires pirates. Ce non sans avoir tenu plus de 50 heures d'un siège sans merci, avoir encaissé 112 bordées de petits calibre, et, après avoir jeté ses canons à la mer, repoussé deux abordages à moins de 1 contre 2 avec ses 105 derniers hommes valides tuant 57 hommes de l'équipage de Bertrick, lequel arme désormais le vaisseau sous le nom de Red Devil.

Laquelle fin est relatée par Boudewijn dans ses chroniques:
http://caraibes1712.probb.fr/t2015-des-trois-jours-de-la-fin-du-raimund-trots-et-du-vurige-metgezel-sous-pavillon-de-compagnie-de-saint-martin-des-gueux

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LES OFFICIERS DE GEERT ROHUUD


Boudewijn Hertogenbosch, Second depuis la mort de Corneliusz Tromp le 22 août 1714. Ex-sacristain de Saint-Eustache (soit selon le capitaine: P’tain d’brosseur ed’soutanes…ed’briqueur d’bénitier..d’bonimenteur ad’bonnes femmes a c’te l’ciel ed’cul..d’piétineur d’enfants d’bon Dieu d’mes burnes oui !!!). Embarqué par jugement à Saint Martin en juillet 1714 il est désormais le gardien de la tête réduite de Raimund Depoeder. Rendu cul de jatte le 20 mars 1715 par un tir de mitraille d'un pinque espingouine, Boudewijn fut remplacé au pied levé par homme du bord, lui même tué le 14 juin 1715 lors de l'arraisonnement d'une autre pinque espingouine.

Boudewijn Hertogenbosch est désormais relégué au rôle de cambusier et écrivain de bord.

Boro-Te, celui-qui-va-bondir [RIP], Pilote. Indien Warao de la tribu Sakupana embarqué à Georgetown en mai 1714, anciennement dévoué à Raimund Doepoeder alors pilote du Het Roken Twee. Son compagnon Najoro-ya (celui-qui-va manger) est de nos jours retourné à la forêt. Boro-Te fut tué le 20 juin 1715 lors de la régularisation du chargement d'une gabarre espagnole. Tout comme Boudewijn il a été remplacé au pied levé par un homme du bord lui même tombé sous la mitraille d'une frégate marchande le 13 juillet 1715, avant d'être à son tour remplacé au pied levé.

Huub Huysman[RIP], Cannonier improvisé depuis l’escale aux Bermudes de septembre 1714. Venu d’Ostende, un des deux survivants de ceux qui débarquèrent à Bonaire en février 1714. Il a fait porter sa première bordée le 8 septembre 1714 sur le « Volare », navire de charge espingouin. Huub rendit son âme à dieux sait-qui le 16 janvier de 1717 par un feu de mitraille au large de Petit Abaco. Un dernier hommage lui fut rendu quand sa dépouille fut hissé et ligotée en hune de misaine, en guise symbole d'ultime résistance du Raimund Trots.

Sirsaille[RIP], médecin de bord improvisé. Esclave africain embarqué à Georgetown en mai 1714, affranchi par Geert Rohuud et anciennement attaché au service des soins exclusifs du capitaine avec son compagnon inverti « Mistime » perdu à la tempête au large de la Barbade en décembre 1714. Sirsaille rendit son âme aux esprits vaudou le 17 janvier de 1717, lors de l'ultime abordage du Raimund Trots.

Daam Mes[RIP], Maître d’Equipage. Ancien d’Ostende, il est le dernier survivant parmi ceux qui débarquèrent à Bonaire le 7 février 1714. Il a succédé à Ruud Oymans, également perdu à la tempête du 8 décembre 1714. Ayant seul survécu avec Boudewijn à la prise du Raimund Trots, Daam fut cueilli par une volée de mitraille le 7 juin de 1717, dernier jour du 40ème mois de son service sous les ordres du capitaine Geert.

Gus « babel » Peteers[RIP]. Quartier maître, seul officier avec le capitaine à s’être maintenu à son poste depuis le débarquement à Bonaire de février 1714. Réputé pour se faire entendre en de nombreuses langues d’Europe, il a eu sous son commandement aussi bien des Frisons, des Zélandois, des Gallois, des Irlandois, et des Ecossois et même un Gascon, tous mémorables mais qui ne survécurent pas au Grand Voyage. Gus fut tué le 15 mars 1715 par l'équipage d'une flute légère espingouine, et remplacé au pied levé par un homme du bord choisi par l'équipage.

Bartholomew Sanchez[RIP], Charpentier. Mulâtre habile au bois, à la corde et à la toile. Recruté à Georgetown en mai 1714, il est longtemps resté au service de la Cambuse de Corneliusz Tromp. Bartolomew fut tué le 11 juin 1715 lors d'une manœuvre d'interception, par un tonneau de cognac mal arrimé dans la cambuse, et remplacé au pied levé par un homme du bord présentant quelque accointance à ouvrager le bois et la toile.


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Depuis le massacre du 22 août 1714 à la crique espingaudite, et tout autant pour favoriser l’anonymat des pédigrés engagés à bord, plus aucun manifeste n’est tenu concernant l’équipage.

Depuis la mort de Gus Peteers le 15 mars 1715, les officiers, outre Sirsaille, Huub Huysman, et Daam Maes tous trois ayant arpenté le pont de tous les navires commandé par Geert Rohuud depuis le Het Roken Twee, aucun autre n'est plus dénommé que par sa fonction. De ces trois là, le dernier à avoir daigné rendre l'âme à dieu sait qui, fut Daam Maes qui le fit le 7 juin de 1717 à bord du Negenstaart.



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¤¤¤LES SEPT BOULETS D'OR DE GEERT ROHUUD¤¤¤


I.1714 ¤NEGOCE¤TOURISTE¤MISSIONNAIRE¤CHASSEUR DE PRIME


II.1714 ¤BENEFICE¤TOURISTE


I.1715 ¤NEGOCE