Luis Espatula

Capitaine du La Carne (Grand Chebec)

Sans confrérie

Tacticien, issu de l'Armée, actuellement pirate

Expérience globale : Commandant reconnu

Diplomatie
-133 -59
-175 -81
289

Renommée Honneur Piété
9 0 104

Trésor
Nanti

Domaines métropolitains
0 acres 0 acres
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Son histoire :


Le destin et la volonté sont très nettement dissociables. Cuisinier sur La Montaña depuis quelques années, on avait pour beaucoup oublier mon nom pour le remplacer par celui d’Espatula, le cuisinier talentueux et chaleureux. Une blanquette en pleine mer, des plats inventés à base de rhum et de restes, j’étais ce genre de talentueux garçon. Et le talent ça se conditionne également, passant chef cuisinier, avec plusieurs hommes sous mon joug intenable de tyran culinaire. Chef cuisinier, mais également mari absent et mauvais père c’est dans mes plats les plus raffinés et dans la mer houleuse que je retrouvais ma liberté. Jusqu’à ce jour maudit, ce jour ou l’incompréhension s’est mêlée à la colère des hommes. Des mois que nous naviguions sans plus rentrer. Le maitre-charpentier avait du travail par-dessus la tête, le médecin de bord ne savait plus à quel saint se vouer et chaque jour au moins un corps était basculé par-dessus bord. La tension était aussi palpable qu’une tome bien ferme, à couper au couteau. L’équipage était englué dans le guacamole de son désespoir. Puis un homme, un grand chauve aux bras musculeux et au dos droit lança l’idée : Une mutinerie. L’idée se répandit plus vite que le moisit sur le pain humide et rapidement, des groupes se formèrent tard le soir pour tout organiser. Il n’était pas bon d’être du côté du supérieur, mais l’idée de me mutiner ne m’effleura même pas l’esprit. S’ils pouvaient trahir le capitaine, alors ils pouvaient trahir n’importe qui.

Le chef nautonier fut tué d’un sabre en travers de la gorge lors d’une matinée dégagée où le vent soufflait bon train. Il fut décidé de garder le couvre-chef de celui-ci coincé dans le grand-mat par un grand couteau –un grand couteau qu’on me demanda expressément de ramener des cuisines-. Et avec toute la surprise que ma pauvre tête inquiète pouvait contenir, on me nomma chef des opérations. Après tout j’avais déjà une poignée d’hommes à mes ordres et je n’avais qu’à me référer aux conseils du navigateur afin de nous mener à bon port. Mon charisme était célèbre sur le bateau et tout le monde me connaissait pour ma droiture, ma poigne, mon esprit aiguisé et déterminé. Le chef cuisinier qui n’était plus à présenter. II était évident que je ne resterais guère capitaine, surtout en voyant ce qu’ils avaient fait au précédent et qu’à peine arrivée, je m’élancerais dans les bras de la mère justice afin qu’ils soient tous mis aux fers puis pendus.

Lors de l’arrestation des mutins, on m’appris que je bénéficiais d’une prime pour service rendu à la nation pour avoir permis que justice soit faite. Les marins restants, guidés par la promesse de belles pièces d’or et pour la plupart intimidés par ma personnalité –ou peut-être à l’écoute attentive de leurs estomacs affamés après avoir lu les menus- ont décidés de me suivre. Ensemble nous avons achetés un bateau, monté un équipage et nous prenons désormais le large des caraïbes pour devenir riche et obtenir toutes les denrées nécessaire à la confection de bons petits plats. Quelques mois en mers me permirent d'apprendre beaucoup et d'utiliser mon intelligence afin de mettre mes ennemis en déroute. Le tacticien cuisiner Luis Espatula, capitaine du navire Le Pot-Au-Feu naviguait désormais dans les mers des caraïbes!