Luis Espatula

Capitaine du La Carne (Grand Chebec)

Maitre Queue de la confrérie Les Immondes Innommables

Tacticien, issu de l'Armée, actuellement pirate

Expérience globale : Chevronné

Diplomatie
-189 -20
-236 -42
328

Renommée Honneur Piété
62 0 422

Trésor
Millionnaire

Domaines métropolitains
0 acres 0 acres
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Son histoire :


Le destin et la volonté sont très nettement dissociables. Cuisinier sur La Montaña depuis quelques années, on avait pour beaucoup oublier mon nom pour le remplacer par celui d’Espatula, le cuisinier talentueux et chaleureux. Une blanquette en pleine mer, des plats inventés à base de rhum et de restes, j’étais ce genre de talentueux garçon. Et le talent ça se conditionne également, passant chef cuisinier, avec plusieurs hommes sous mon joug intenable de tyran culinaire. Chef cuisinier, mais également mari absent et mauvais père c’est dans mes plats les plus raffinés et dans la mer houleuse que je retrouvais ma liberté. Jusqu’à ce jour maudit, ce jour ou l’incompréhension s’est mêlée à la colère des hommes. Des mois que nous naviguions sans plus rentrer. Le maitre-charpentier avait du travail par-dessus la tête, le médecin de bord ne savait plus à quel saint se vouer et chaque jour au moins un corps était basculé par-dessus bord. La tension était aussi palpable qu’une tome bien ferme, à couper au couteau. L’équipage était englué dans le guacamole de son désespoir. Puis un homme, un grand chauve aux bras musculeux et au dos droit lança l’idée : Une mutinerie. L’idée se répandit plus vite que le moisit sur le pain humide et rapidement, des groupes se formèrent tard le soir pour tout organiser. Il n’était pas bon d’être du côté du supérieur, mais l’idée de me mutiner ne m’effleura même pas l’esprit. S’ils pouvaient trahir le capitaine, alors ils pouvaient trahir n’importe qui.

Le chef nautonier fut tué d’un sabre en travers de la gorge lors d’une matinée dégagée où le vent soufflait bon train. Il fut décidé de garder le couvre-chef de celui-ci coincé dans le grand-mat par un grand couteau –un grand couteau qu’on me demanda expressément de ramener des cuisines-. Et avec toute la surprise que ma pauvre tête inquiète pouvait contenir, on me nomma chef des opérations. Après tout j’avais déjà une poignée d’hommes à mes ordres et je n’avais qu’à me référer aux conseils du navigateur afin de nous mener à bon port. Mon charisme était célèbre sur le bateau et tout le monde me connaissait pour ma droiture, ma poigne, mon esprit aiguisé et déterminé. Le chef cuisinier qui n’était plus à présenter. II était évident que je ne resterais guère capitaine, surtout en voyant ce qu’ils avaient fait au précédent et qu’à peine arrivée, je m’élancerais dans les bras de la mère justice afin qu’ils soient tous mis aux fers puis pendus.

Lors de l’arrestation des mutins, on m’appris que je bénéficiais d’une prime pour service rendu à la nation pour avoir permis que justice soit faite. Les marins restants, guidés par la promesse de belles pièces d’or et pour la plupart intimidés par ma personnalité –ou peut-être à l’écoute attentive de leurs estomacs affamés après avoir lu les menus- ont décidés de me suivre. Ensemble nous avons achetés un bateau, monté un équipage et nous prenons désormais le large des caraïbes pour devenir riche et obtenir toutes les denrées nécessaire à la confection de bons petits plats. Quelques mois en mers me permirent d'apprendre beaucoup et d'utiliser mon intelligence afin de mettre mes ennemis en déroute. Le tacticien cuisiner Luis Espatula, capitaine du navire Le Pot-Au-Feu naviguait désormais dans les mers des caraïbes!




Débute alors le voyage d’un cuisinier, parmi d’autres cuisiniers. C’est tout ce que je suis après tout, le capitaine Luis Espatula, qui amasse les ingrédients pour ses plats ; ravir les papilles de ses hommes et de ses compagnons. J’ai débuté par une carrière de Corsaire pour la couronne Espagnole, à l’époque. C’est que ça remonte sacrément, maintenant. Du moment que j’attaquais par les autres Fajitas, on me fichait la paix, alors je posais pas trop de questions jusqu’au jour où j’ai demandé des épices détenues seules par l’Espagne et qu’on m’a refusé cela. J’étais fou de rage, aveuglé par la hargne, la viande raffermit comme jamais. J’ai attaqué le premier navire qui passait par là, un espagnol du nom de Oddball puis j’ai arboré le drapeau pirate dès lors. J’aurais pu dire que c’était tout mais lors de cet assaut, deux autres navires étaient de la partie : celui de Jeremiah Breeg et de Balther Moonchild qui sont alors devenu des compagnons de route. Ils avaient leurs buts, j’avais le mieux et on se retrouvait pour festoyer bon train une fois au port. De bons moments.

Ensemble nous avons fondé une confrérie, It rains too much, qui n’avait pas vraiment de but à part rassembler de bons copains il faut bien l’admettre. Mais nous avons côtoyer les Sharks puis les gars du Jolly Roger qu’on a finit par rejoindre. C’est à partir de cette période que j’ai hissé le drapeau rouge comme le sang de nos victimes et comme les homards que je ramassais parfois pour les réunions de guerre. Et ainsi on a suivit Bertrick dans ses périgrinations, années après années, sans jamais discontinué. On a coursé ce bon vieux Jeremy Fox et le reste des Defenders of the Crown jusqu’aux portes d’un port rosbeef, on a massacré des Espingouins à n’en plus pouvoirs, on s'est fait bouter par quelques français comme des enfants qui n'ont pas mangé leurs haricots verts, on a volé des navires de guerre pour armer notre troupe d’affamés… La grande époque ! La vieille époque, maintenant...




Après tout ça, ma tête est mise à prix, je me dois de faire profil bas sinon ça risquerais de barder pour mon matricule. Je décide de me retirer des affaires quelques temps, c’est plus sage. Et comme ce n’est pas la sagesse qui m’étouffe, je décide de planquer mon navire quelque part et de rejoindre un village Espingouin pour quelques temps en qualité de prêtre, me faisant passer pour le père Estufa. Mais bien vite la vie en mère vient à manquer cruellement et les petits plats tout autant. On enterre pas une passion, même pas sous un quintal de fromage fondu !

Je quitte le village à regret, laissant un fils spirituel derrière moi mais continuant de prier le Seigneur qu’on me pardonne mes erreurs. La cuisine n’attend pas et les ingrédients ne vont pas se collecter eux-même. C’est en recrutant au port pirate que j’entends parler du changement de nationalité de Bertrick et celui de Jeremiah Breeg avec une certaine aigreur. Avec une certaine tristesse, j’hausse donc le dernier drapeau rouge de tous les Jolly Roger, la plus ancienne confrérie pirate de toutes les caraïbes !